GERER SES EMOTIONS…/…

L’anxiété ou la peur ne nous sont-elles pas en partie bénéfiques ?

La peur nous prévient de bien des dangers…Bien sûr, mais les réactions de notre corps qu’elle entraîne étaient surtout utiles… à l’époque de Neandertal ! Il fallait alors lutter contre ces fléaux : la faim, le froid, l’infection et la mort violente… Aujourd’hui, de nombreuses réactions physiologiques associées à la peur n’ont plus aucun intérêt adaptatif. Quand le stress nous submerge parce que, par exemple, nous devons prendre la parole en public, notre cœur s’accélère, notre sang se prépare à coaguler, notre système immunitaire aussi, mais ça ne nous aide pas à «performer». Au contraire ! Par ailleurs, nos ancêtres vivaient rarement plus de trente-cinq ans et n’avaient pas le temps de souffrir d’affections cardiovasculaires, même avec les pics d’adrénaline qu’ils rencontraient en croisant un mammouth !

En dehors du champ des émotions, comment notre cerveau manipule-t-il la façon dont nous percevons notre corps ?

Quand on est anxieux à cause d’une sensation corporelle, même légère, notre cerveau fixe notre attention sur elle et l’amplifie. Cela peut devenir une source d’inquiétude telle qu’on va chercher à éviter ces sensations. On cessera de bouger si on a mal au dos, ou d’ingérer tel ou tel aliment en cas de colopathie. Cet évitement va, à long terme, nous fragiliser davantage!

Les émotions positives ont-elles un effet bénéfique sur notre santé ?

Être heureux, trouver un sens à sa vie, se sentir utile aux autres est associé à une plus grande longévité, c’est indéniable. Mais, sur ce point encore, restons prudents. Nos conditions de vie peuvent expliquer en partie ce lien. Et puis, quand on se sent bien, on est plus attentif à sa santé, moins sujet à l’addiction au tabac et à l’alcool, etc.

Dans le domaine des troubles fonctionnels, la sophrologie a montré son efficacité sur l’anxiété et la dépression. On se laisse aller à ses émotions, on accueille ses sensations, sans les transformer immédiatement en symptômes. Cela pourrait éviter à notre cerveau d’entrer dans un processus de renforcement négatif. Et d’en faire une maladie.

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